A Dubaï, tout est grand.

Très grand. Propre. Silencieux. Ordonné. Démesuré. Bien loin du Moyen Orient bruyant que l’on peut s’imaginer.

Mais, il ne faut pas trop se fier aux apparences.

Toute la ville est en chantier, en permanence, des grues de partout en train de monter une tour gigantesque par ci par là… Et entre toutes cette tôle, cet acier, ce béton: du sable. De partout.

La sécurité? Tu peux te promener sans crainte ici avec le dernier i-phone, aucun danger, tu es le pauvre du coin.

Enfin, il ne faut pas regarder bien longtemps pour voir que les émiratis ou émiriens sont une minorité en terme numéraire (dans leur propre pays). Mais la vraie minorité, elle est ailleurs: ces philippins qui travaillent jour et nuit pour construire ces bâtiments, ces nounous qui gardent les enfants des expatriés, ces indiens… ils sont partout, et grouillent pour s’affairer à leurs tâches.

 

Bref, Dubaï, ce n’était pas forcément un lieu qui nous correspondait un max mais quand l’occasion de visiter un lieu se présente, tu ne la refuses pas! C’est ainsi que l’on part à la découverte de cette ville qui t’aspire comme un tourbillon dans son univers.

Le Dubaï que l’on découvre est déroutant pour nous. Pas sûr que nous ayons toutes les clés pour bien déchiffrer tous les codes ici. Pas sûr non plus que nous ayons le portefeuille pour profiter au mieux de ce que cette  ville a à offrir.

Alors nous faisons principalement des activités gratuites et même si elles sont peu nombreuses, elles existent.

Les fontaines musicales du Dubaï Mall pour commencer. A partir de 18h, toutes les 1/2h, c’est un nouveau spectacle. Beaucoup de monde s’attroupent le long du lac artificiel mais c’était très supportable. On se pose, on sort les jouets des garçons pour patienter entre 2 spectacles et on contemple. La nuit tombe, le jour s’achève, la fraicheur revient un peu et donc pour une fois à Dubaï, tu es tranquille dehors sans dégouliner!

J’avoue que je suis hypnotisée, surtout quand on entend les 1ères notes de « Thriller » de Michael Jackson. Les jets lumineux se balancent au rythme de la musique jusqu’à 150m de haut.C’était juste magnifique!

D’ailleurs, le Dubai Mall, c’est une activité à lui tout seul. Il est gigantesque et renferme un nombre incroyable de boutiques et de parcs pour petits et grands.

Nous sommes aussi allés aux souks. Un dédale de rues (comme un souk en fait!). C’est la partie que j’ai le plus aimé. Nous avons ensuite pris un bateau, une abra. Ca coute vraiment rien, genre 1 AED. Le paysage n’est pas le plus fascinant du monde mais cette promenade, accompagnés des gens qui vivent à Dubaï, c’est agréable et reposant.

Pour le côté payant, il y’a toutes ces activités plus folles les unes que les autres: nager avec les dauphines, skier dans un super mall, (et découvrir des pingouins), aller voir un aquarium géant, se promener en 4×4 dans le désert .

Et puis dans le même registre il y a Burj Khalifa, le gratte-ciel le plus haute du monde et ses 828m. Fred est fasciné. Il est à côté du Dubai Mall et on se prend un torticolis rien qu’à tenter de voir son sommet.

Alors on craque et on part la visiter. Le tour le moins cher (30 euros par adulte quand même en réservant sur internet – enfin pour nous, ça fait beaucoup, mais chacun son curseur) ne nous monte qu’à la moitié du building. C’est déjà impressionnant et sur le plancher en teck, on sent le bâtiment se balancer légèrement. Très belle expérience pour Fred, moi je ne réalise pas bien je pense. La vue est scotchante mais c’est surtout la prouesse technique qui est bluffante.

Dubaï, c’est sur, a une place spéciale pour nous… On est heureux de l’avoir visité. On est conscient de ne pas avoir pris le temps ni les moyens pour le faire de la façon la plus optimale.

Nous sommes aussi perplexes et partagés entre l’ingéniosité des hommes et la vacuité de ce monde construit de toutes pièces. Dans quel but? Prouver la grandeur de l’homme face aux éléments qu’il a su dompter ? (ou qu’il pense savoir dompter…) L’homme a repoussé ses limites à Dubaï, c’est certain. Mais un peu sur le dos de tous ces immigrés d’Asie. Un peu comme nos belles pyramides d’Egypte. Entre l’idée superbe d’un architecte de talent et la vie insignifiante d’esclaves, il en fallut du monde mais tous ne seront pas récompensés de la même manière.

Tout est possible à Dubaï c’est sur, mais ça a un prix. Et je ne parle pas que d’argent, vous l’aurez compris.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dubaï_(ville)

 

Translate »
Follow by Email
Facebook
Facebook
YouTube
YouTube
Instagram