bilan

Le Grandétour raconte notre séjour à San Pedro de Atacama

Nos copains ont été plus rapide que nous à raconter notre séjour dans les environs de San Pedro de Atacama. On se dit que c’est sympa aussi de vous proposer le récit d’une autre famille qui a vécu les mêmes aventures que nous.

Un grand merci à Mathieu et Céline pour ce très beau résumé et ces incroyables photos.

Nous allons préparer plusieurs articles sur notre vision des choses. Nous ajouterons des photos inédites et surtout nous compléterons avec les 3 jours supplémentaires passés à San Pedro avec notamment « la dangereuse » visite du Salar de Tara.

Vous pouvez voir cet article et suivre les aventures de la famille Grandet sur leur blog par ici. Retrouvez aussi leur interview par Les Petits Voyageurs par ici.

Voici leur article:

Le désert de l’Atacama, wahouuu

C’est un peu compliqué de raconter cette semaine dans le désert … On s’y essaie quand même, en tentant de retranscrire nos émotions et notre cheminement ! C’est peut-être un peu long, mais on a fait pas mal de choses… N’oubliez pas de cliquer sur les photos si vous souhaitez les agrandir.

Comme nous l’avions précisé dans un de nos posts précédents, le déluge sur le nord du Chili nous a un peu contraints pendant quelques jours et nous a amené à changer nos plans (pas très définis quand même). Nous avions réservé un hôtel et des excursions dans le désert de l’Atacama, pour la première fois en avance depuis notre départ. Ce coin est un des plus couru du Chili et les hébergement à notre prix (à 5) ne sont pas très nombreux. Les inondations ont mis nos plans à l’eau, ce qui, vous le verrez ensuite, nous réjouit aujourd’hui!

Un soir de la fin mars, peut être suite à un apéro de trop, l’idée vient de louer des voitures pour aller se balader dans le désert en compagnie des petits voyageurs, la famille rencontrée à La Serena. L’idée est séduisante mais, il faut l’avouer, un peu flippante aussi. Surtout pour nous, Fred et Alice étant au taquet. On quitte La Serena avec cette idée un peu vague lorsque, dès le lendemain, on reçoit un message des petits voyageurs nous informant qu’ils ont réservé un 4X2 (un pick-up) pour leur séjour dans le désert. On se cale un skype le soir-même et ils finissent par nous convaincre d’en faire de même. Nos réticences étaient dues à la frousse de se paumer dans le désert et au fait que le prix des voitures ne nous permettrait pas de dormir à l’hôtel sans exploser notre budget. La solution envisagée est de passer les nuits dans les véhicules (oui, oui!). On regarde vite fait la météo qui est plutôt bonne pour notre semaine prévue par là-bas et on réserve notre véhicule. Et le 31 mars au soir, on retrouve les petits voyageurs à l’aéroport de Santiago pour une très courte nuit, avant de prendre l’avion pour Calama.

On récupère nos voitures le 1er avril à l’aéroport de Calama. Fred est jaloux car nous nous retrouvons avec un 4X4 et lui un 4X2, on a été surclassés… Une fois les formalités remplies, c’est parti pour s’équiper pour nos prochains jours de vadrouille : de quoi manger, faire la cuisine (vite dit), boire et dormir. On achète donc un camping gaz, de la nourriture pour 6 jours, 60 litres d’eau par famille et une tente. En effet, notre plan de dormir à 5 dans la voiture ne tient pas, c’est trop petit. Donc la tente pour les parents et les enfants dans le véhicule. Nos compagnons de désert préfèrent prendre une bâche qui servira beaucoup.

Le désert de l'Atacama, wahouuu

Le désert de l’Atacama est réputé comme le plus aride du monde. Il s’étend sur une superficie grande comme 1/6e de la France, à une altitude comprise entre 0 et plus de 4500 mètres. En résumé, un endroit assez fascinant qu’on avait coché sur nos tablettes avant le départ comme un passage obligé. Une petite ville en est la capitale touristique, San Pedro de Atacama, à 2500 mètres. C’est donc là-bas qu’on décide de se poser pour la première nuit. On cherche un peu puis on se pose pas loin d’une forteresse inca, sur la route de la gorge du diable, pour bivouaquer. Endroit sympa, belle vue sur une petite vallée et plein de terre pour que les enfants s’éclatent. On colle les 2 voitures, avec juste la place pour la tente entre les 2. Les enfants Grandet dans le 4X4, les parents dans la tente, Fred et Ruben dans le coffre du 4X2 protégés par la bâche, Alice et Esteban (le leur!) dans le 4X2. Nuit très froide et ventée, dans ce désert, la température oscille entre 40 la journée et 0 la nuit… Céline étant frileuse, ça ne pardonne pas, surtout qu’on a acheté une tente 1er prix ! Elle se caille toute la nuit.

Le désert de l'Atacama, wahouuuLe désert de l'Atacama, wahouuu
Le désert de l'Atacama, wahouuu

Le matin, alors qu’on range notre campement pour partir à l’aventure, un camion blanc s’arrête et le conducteur nous questionne à propos de leur chien. La discussion s’engage, on leur demande s’ils ne connaissent pas un coin pour camper tranquille pas loin d’ici, ils craquent sur les yeux bleus de Ruben puis nous invitent à venir chez eux. On leur dit qu’on passera peut être samedi, car nous avons prévu d’aller au sud de San Pedro les 3 prochains jours. On garde ce plan en tête, on verra si on y va ou pas.

Départ vers 9h pour la vallée de la lune, à une dizaine de km de San Pedro. C’est une longue vallée entre des dunes, des endroits blanchis par le sel (il a plu la semaine avant notre arrivée, ce qui l’a fait remonter). On la découvre en voiture, en s’arrêtant pour monter sur une immense dune. C’est chouette mais pas renversant, à vrai dire on s’attendait à mieux ! On finit ce coin par un repas rapide à la pierre du coyote qui nous offre un beau point de vue sur la vallée, le désert et le salar ! Et oui, car au milieu de ce désert, il y a un immense salar, autre désert, mais de sel celui-ci !

L’après-midi, on se dirige vers ce fameux salar où on fait un petit tour. On se baigne dans la laguna Céjar, qui présente la particularité d’avoir un tel taux de sel qu’on flotte dedans, comme dans la mer morte. Sensation un peu bizarre mais sympa, corps qui blanchit en sortant, on en profite pour se rincer avant d’aller se poser dans un bosquet entre le salar et la haute montagne. Petit coin agréable entre 2 arbres, mêmes équipes que la veille, on est mieux rodé ! On voit des renards pas loin du campement, la nuit est superbe, pleine lune qui gâche un peu les étoiles mais le ciel est limpide. Notre colocataire frileuse se caille encore toute la nuit (c’est la seule des 9!) et prend une grande décision : la prochaine nuit, elle envoie un gamin dehors pour se caler au chaud dans la voiture !!

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On se dirige en matinée vers la quebrada de Jere, sorte de canyon/oasis cultivé, relativement frais (on reste dans un désert), où on se promène un moment, entre pétroglyphes et arbres fruitiers. Puis, après un repas à 3500 mètres, direction le salar qu’on explore un moment, en découvrant d’autres lagunes, leurs flamants roses, le sel et ses croûtes si particulières. Belle journée, bien rythmée, que l’on termine à Socaire, à 3200 mètres, où on trouve une chambre dans une auberge. Chambre pour 2, qui va être squattée par Céline, Alice et les 5 enfants… Les papas restent dans les voitures, pas de place pour être à 9 dans une chambre pour 2 ! Ils abusent ces chiliens !!

Quatrième jour qui débute en haute altitude avec une visite aux lagunes Miscanti-Miniques à 4200 mètres. Superbe, entre pistes, volcans, vigognes, flamants… On prend le petit déj dans ce décor féerique puis on trace vers la frontière argentine.

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Fred a repéré sur la carte un désert de pierres rouges. Après 1h de piste, on arrive dans ce qui est peut-être à ce jour notre coin le plus beau du voyage : une autre lagune mais plus étendue et plus claire que les précédentes, avec des pierres rouges tout autour. On y reste un moment, quelques petites expériences de franchissement de dunes pour Fred et les enfants puis on redescend manger à Socaire, sur sa petite place sympa, avant une dernière incartade dans le salar en revenant sur San Pedro.

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Nous sommes samedi. Comme convenu, nous nous enfonçant dans la gorge du diable au nord de San Pedro pour aller chez nos hôtes d’un soir. On est comme ça nous, si on nous invite, on vient (n’est-ce pas la famille ou les amis lointains) ! On arrive chez Karen et Eric, ravis de nous voir. Une maison en brique de terre, traditionnelle, avec plein d’animaux partout, ce qui plaît aux enfants. On leur explique notre plan pour dormir, Karen ne veut pas que les enfants dorment dehors, elle nous offre une chambre avec 2 lits libres qu’on transforme en dortoir pour 9 ! En sachant qu’il y a déjà 3 de leurs amis qui dorment dans cette chambre. Accueil génial, on discute pas mal le soir, puis on se couche pas très tard car le programme du lendemain est chargé.

Nos hôtesNos hôtesNos hôtes
Nos hôtes

Réveil à 4h du mat pour prendre la route des geysers d’El Tatio, à une centaine de kilomètres au nord, à 4200 mètres d’altitude. On arrive quasiment les premiers et le spectacle commence au lever du jour : une quarantaine de fumerolles, puis les geysers (11 % de ceux de la planète) qui fonctionnent plus ou moins bien. On a la chance d’en voir 5 assez haut (jusqu’à 2.50 mètres environ) : impressionnant et dangereux (l’eau arrive à 85°). Une matinée qui se termine dans une piscine d’eau chaude alimentée par un des geysers… Surréaliste de se baigner à 4200 !

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On redescend sur San Pedro le midi, on s’engage dans la vallée de la mort où on improvise une chasse aux œufs pour les enfants dans le désert. Puis, plus loin, on trouve une immense dune où se laisser aller à courir et à tomber.

Le désert de l'Atacama, wahouuu
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Une magnifique journée qui se termine par une nouvelle soirée chez Karen et Eric. Nous sommes très attendus, ils nous font goûter de nombreux alcools locaux (Chicha, différents vins aromatisés) et leurs amis tentent de nous apprendre une danse locale. On mange tôt et vers 19h, Eric souhaite nous emmener voir des pétroglyphes géants à une petite heure de voiture de chez lui. On y part, on découvre de superbes gravures à la tombée de la nuit. Mais, en repartant en voir d’autres, le 4X2 de Fred s’enlise dans la rivière… On essaie de la pousser avec notre voiture mais il ne bouge pas. Eric repart chez lui avec les enfants et les filles (10 dans le 4X4!) et on attend avec Fred son retour avec d’autres personnes pour sortir la voiture de cette mauvaise passe. Ils nous rejoignent après 2h d’attente et vont mettre quasiment 1h à sortir la voiture, à l’aide de cordes et du 4X4 qui a une sacrée puissance !! On rentre à 1h du mat, bien crevés mais ravis de cette journée. On se serait bien passé de l’enlisement mais on s’en est sorti sans casse.

Le désert de l'Atacama, wahouuu
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Lundi matin, on a quitté le désert, Eric et Karen, Fred, Alice, Esteban et Ruben pour retourner rendre notre 4X4 à Calama et prendre un bus pour aller toujours plus au nord, à Iquique.

Au niveau du bilan de cette petite expédition, tout est positif ! On ne se serait jamais lancé dans ce type de trip sans les petits voyageurs, qui nous ont un peu poussé pour qu’on le fasse. Grâce et avec eux, on a vécu un truc génial : la liberté dans des paysages magnifiques et variés, avec ce petit goût d’aventure amené par les 4X4, les pistes, le fait de bivouaquer les nuits… Et une superbe rencontre avec Karen, Eric, et Paulette (leur fille de l’âge de Malia). On manque encore d’un peu de recul pour comparer ce trip avec les autres moments de découverte de notre voyage mais ce ne devrait pas être loin du sommet en terme d’émotions, de paysages et de rencontres…

Nous avons fait 1200 kilomètres en 5 jours. Les véhicules nous ont permis de découvrir beaucoup plus de coins que si on avait dû prendre des excursions avec agences, comme le font la grande majorité des personnes qui viennent dans le coin.

Une expérience géniale! On recroisera peut-être la route des petits voyageurs lors de notre périple…

Hasta pronto!

J’espère que le récit de nos amis vous a plu, on ajoute un petit bonus avec quelques photos de « l’enlisement »

Un commentaire

  1. Après tout cela, vous ne pourrez jamais revenir dans la vie train-train d’ici. Quelle merveilleuse aventure!

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