Alors voici le topo sur les chutes d’Iguazu: Ensemble de 275 cascades formant un front de 3 kilomètres environ  situé à la frontière entre l’Argentine(80 %) et le Brésil (20 %), sont une merveille naturelle inscrite au patrimoine mondial par l’UNESCO. L’ensemble des cascades déverse jusqu’à six millions de litres d’eau par seconde. Merci mon ami wikipedia!

Bref ça en jette, ça en met plein les yeux! Et pourtant…

Je me souviens avoir dit à Emilie (une amie partie l’an dernier, seule, pendant 3 mois faire le tour d’Amérique du Sud): Iguazu c’est au milieu de nul part, tu vas galérer pour y aller, c’est une perte de temps, zappe cette étape! Et bien j’avais tort.

Le côté Brésilien

Le Brésil part avec un atout fort: c’est du côté Argentin que se trouve la majorité des cascades. Bilan, c’est donc du côté brésilien qu’on a la meilleure vue! 😉

L’entrée du parc est massive et impressionnante. Encore une fois, merci à Ruben, grâce à lui on passe dans une file prioritaire (on savait bien qu’on avait raison de l’emmener celui-là!!). On se fait alpaguer pour nous parler des activités présentes dans le parc (sur ce coup-là, on a été des touristes de base) et je succombe à la remontée des rapides en bateau avec une petite douche aux cascades. Ca coûte un bras, mais a priori, on ne le fera qu’une fois dans notre vie! Esteban bondit de joie (rien que ça, ça en valait la peine).

L’organisation du parc est nickel, un bus s’arrête à différentes étapes pour éviter des trop longs trajets à pied. On arrive au premier point de vue et tout en se doutant que ça ira crescendo, on trouve déjà ça superbe. Je me prépare à changer Ruben et là, attaque de coatis! Ces rongeurs bondissent sur les touristes dès qu’un sac à dos s’ouvre. Esteban panique et le superbe Fred sauve sa famille de ces gourmands trop curieux!

Le chemin bordé de protection est assez court, mais on prend notre temps et arrivons au final. En bas une passerelle emmène près des cascades, on revient trempés! Et en haut, une vue sur les cascades et leur impressionnantes chutes.

La remontée des rapides jusqu’aux chutes

Après la visite du parc, on part faire notre « aventure », un petit tour en jeep, une promenade dans la forêt et on arrive à la plateforme d’embarquement des bateaux. Comme ce n’était pas prévu, nous n’avons pas de maillot de bain. Les garçons sont en slip et moi je pique le tee shirt et le short de Fred! Il y’a des vestiaires et des casiers. Esteban commence à moins faire le malin… Rien que la remontée des rapides et je tremble! On frôle des énormes rapides où de gros rochers fendent l’eau, j’imagine déjà le bateau – un semi-rigide – se fracasser au milieu des toute cette eau. Il recule même à un moment face à la puissance du courant.
Pendant ce temps, Fred filme et rigole, je garde donc ma peur pour moi.

On arrive près des chutes d’eau, ça y’est le spectacle commence. Déjà, d’en bas, elles sont immenses… Puis le bateau s’approche et on se demande si on va être engloutis! On se prend alors des trombes d’eau sur nous, Esteban s’accroupit et Ruben, sur mes genoux, se demande un peu ce qu’il se passe. Peu à peu, Esteban se contrôle et réalise qu’il n’est pas en danger, il commence à profiter! Un dernier petit passage et c’est déjà le retour.

L’expérience a été top et on fête ça dignement avec une petite glace pour se remettre de nos émotions!

Pour info, côté Argentin, c’est interdit aux -de 12 ans –> on est des dingues!

Le parc des oiseaux

Pour beaucoup, le parc brésilien « se fait » en une demi-journée (j’adore cette expression!). Pour nous, ça sera 2 jours minimum: le parc + le bateau, le parc des oiseaux et puis aussi profiter de la piscine de l’hôtel (je sais, pendant ce temps, il y en a qui bosse, c’est moche!). Le parc des oiseaux est conseillé pour les enfants. En fait, cet endroit est juste magnifique. Il y a des serres à papillons, et l’on entre plusieurs fois dans des serres géantes pour côtoyer les toucans ou les perroquets. Vraiment une très belle expérience!

Le côté Argentin

L’arrivée au parc est tout aussi impressionnante qu’au Brésil, Ruben toujours aussi efficace pour éviter les files d’attentes. 3 parcours sont proposés: circuits supérieur, circuit inférieur et la gorge du Diable. On décide d’aller directement voir cette dernière (un peu le clou du spectacle) et on prend donc le train qui se promène à travers le parc.
Se promener c’est bien le mot car il ne va pas franchement vite, pour ne pas dire très lentement!

Une longue marche sur des passerelles nous mène à la gorge du diable, et là les mots manquent: le calme du cours d’eau juste avant de plonger en trombe, le volume brassé, les vapeur d’eau qui remontent en goutes … tout est gigantesque. En regardant les chutes, on voit l’eau arrivée en masse puis c’est comme si elle se dématerialisait en se précipitant  dans le gouffre. C’est saisissant et on contemple en spectateur silencieux.

C’est sans compter Esteban qui nous répète que c’est dangereux et qu’il faut y aller!!! On part donc faire le circuit supérieur. On enchaine même avec le circuit inférieur, la vue y est aussi spectaculaire et les chutes prennent un côté encore plus « hors norme ».

On verra des coatis, un toucan, des singes mais aussi un serpent et un caïman.

Il faut aussi être honnête et dire les petits côtés négatifs: des 2 côtés, on a trouvé que les sites étaient bien balisés, le bus ou le train qui vous emmène d’une étape à une autre était bien pratique, les boutiques de souvenir sont bien présentes, ainsi que les petites haltes restau rapides. Résultat, ça a parfois un petit côté disneyland… Comme le disait Fred, Iguazu a beau être au milieu de la forêt, tu peux tout faire en tong! (et ça, vous vous en doutez, ça le frustre le Fred) Les sentiers sont carrément des passerelles surplombant la nature. Après, cet aspect négatif reste mitigé: il faut protéger cet environnement et puis, et on l’a vu sur place, il y’a certains animaux avec lesquels on n’a pas forcément envie de tombé nez à nez (caïman et serpent notamment.
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